dimanche 27 mars 2011

La Madeleine, rue Pasteur de l'avenue de St-Maur au Plouich

Autant la section de la rue Pasteur qui se dirige vers la rue Charles de Gaulle est marquée par l'Art Nouveau, autant la section qui se dirige vers Marcq présente des maisons Art Déco.
En partant de l'Avenue de St-Maur, on trouve d'abord une belle maison de ville, surtout remarquable par sa décoration en mosaïques.

Sur le même côté, quelques dizaines de mètres plus loin, on tombe sur un groupe de trois maisons, dont deux ont une décoration particulièrement soignée.
La première montre des draperies stylisées en béton moulée qui donnent une grande élégance aux oriels et à l'ensemble.
La maison voisine est de très grande taille. Les pilastres de brique ornés de chapiteaux en stuc polychrome sont particulièrement originaux. On remarquera aussi les faux trous de boulin décorés de grès émaillé



mercredi 16 mars 2011

Lille Saint-Maurice, rue de la Louvière

La rue de la Louvière commence au carrefour du Calvaire du Dieu de Marcq et se termine au niveau de la Rue du Faubourg de Roubaix. C'est une ancienne rue qui était bordée au XIXème siècle de maisons de villégiature des riches bourgeois lillois. Il en reste quelques-unes, transformées en siège d'association ou en résidences pour personnes agées. Elles ont, pour la plupart, été bâties au milieu du XIXème siècle.

Une photo de la rue de la Louvière antérieure à 1914.
Face au calvaire, on trouve une belle maison, construite en 1904. On remarquera le petit balcon au dessus de l'oriel, avec son garde-corps en bois d'inspiration chinoise. Il est dommage qu'elle ne soit pas restaurée.
Un peu plus loin, on trouve une belle maison de briques bicolores, à la façade austère mais bien équilibrée qui semble inspirée par Horta.
Il faut ensuite descendre quelque peu, en longeant le réservoir construit par Alfred Mongy, pour arriver à un groupe de magnifiques maisons de style éclectique rappelant celle de la rue Gounod.
Une des maisons, datant de 1909, présente une magnifique frise de carreaux émaillés et une amusante lucarne au beau travail de bois.
Un peu plus bas, un peut admirer le bel oriel surmonté d'un balcon d'une maison très élégante, qui rappelle beaucoup le travail de Lemay.
La dernière maison de la série est surtout intéressante pour la frise qui court sous le toit et pour les deux fenêtres de toit, très ouvragées.

mardi 15 mars 2011

Lille Saint-Maurice, rue du Buisson et Avenue Duray

La rue du Buisson est une voie assez longue qui commence au niveau du Calvaire du Dieu de Marcq et s'achève au niveau de la rue de l'Abbé Bonpain, à la limite de Marcq en Barœul.
En partant du Calvaire, on arrive très vite à une ancienne maison de campagne, qui date de l'époque où le quartier servait de villégiature aux riches lillois. Comme toute les maisons de ce type, elle présente deux pavillons isolés en avant du jardin qui abritait, pour une le gardien et pour l'autre le garage. Cette maison à la particularité, étant assez tardive, de présenter des caractéristiques comme l'oriel.
Ce n'est que beaucoup plus loin, après le carrefour avec la rue des Rouges Barres qu'on retrouve des édifices intéressants.
La première maison qui retient l'attention est une villa de style Arts and Craft présentant deux ailes en retour et une pergola qui court sur toute la longueur de la façade.
Un peu plus loin, on trouve un groupe de villas dont la première est la villa "La Buissonnière". Elle date de 1927, mais présente néanmoins des caractéristiques de l'Art Nouveau comme la fenêtre ronde au dessus de la porte, alors que l'oriel en maçonnerie est beaucoup plus proche des réalisations de l'Art Déco lillois.
Une autre villa retient l'attention par son pignon à la forme particulière et son oriel en maçonnerie.
Longeant le stade Julien Da Rui, l'avenue Duray est une petite voie sans issue et non goudronnée qui commence dans la rue du Buisson. A l'extrémité de cette rue, on trouve un groupe de plusieurs villas jumelles magnifiques, de style Art Nouveau. Elles ne sont malheureusement pas en très bon état et leur décor a été altéré au cours du temps. Elles n'en restent pas moins fort intéressantes.

lundi 14 mars 2011

Lille Saint-Maurice, Avenue des Lilas

L'avenue des Lilas est une voie sans issue qui donne sur la rue Saint-Gabriel et s'arrête au niveau des lignes de chemin de fer qui se dirigent vers la gare Lille-Flandres et vers Paris. Sur le côté, part la petite rue Daguerre.
C'est avec la rue Gounod, une des plus caractéristiques de la "Belle Epoque". En 1895, Charles Rogez devient propriétaire du terrain, qu'il décide de lotir afin de construire une rue bordée de maisons belles et pittoresques.
Ce sont Emile Vandenbergh et Léonce Hainez qui assurent la direction du chantier.
Emile Vandenbergh (1827-1909) est un des plus importants architectes du Nord, connu notamment pour la construction de la Cité Philanthropique en 1860. Il a co-fondé la Société des Architectes du Nord en 1868.
Léonce Hainez (1866-1916) est son élève. En 1904, il est nommé architecte en chef du département du Nord. Il est surtout connu pour la construction du Théâtre Sébastopol.
La rue a peu changé, sauf une ou deux maisons détruites par un bombardement en 1942.
Voici une photo prise avant 1914.
Voici une photo prise en 2011
L'entrée de l'avenue des Lilas est marquée avec une certaine emphase par une plaque sculptée à l'angle de la rue Saint-Gabriel.
C'est ensuite une succession de villa aux architectures extrêmement variées. Dès l'entrée de la rue, on a un pavillon doté d'une tour qui marque en marque bien le début.
Suit une maison dotée d'un bel oriel en bois orné de vitraux.
Les trois villas suivantes sont jumelles et reprennent un vocabulaire plus rural, évoquant aussi bien le chalet que le cottage, avec des balcons protégés par des pergolas en bois.
Marquent la partie médiane de la rue, une villa au pignon de bois plus imposant reprend l'oriel de la première maison, en le mêlant au parfum campagnard du style chalet.
Succédant à cette villa, deux maisons reprennent le style de la première, mais avec des oriels sur deux niveaux, évoquant ainsi un bow-window. On remarquera les subtiles différences entre les éléments architecturaux proches, évitant ainsi toute monotonie.
Les maisons suivantes de ce côté de la rue, changent alors radicalement de style. Les architectes abandonnent toute référence à l'Art Nouveau en utilisant des éléments gothiques comme l'ogive dont l'utilisation au niveau de la pergola de la porte évoque les voutes d'un couvent. On pourrait presque parler de retour à Viollet-le-Duc.
Après la rue Daguerre, deux villas jumelles interpellent quant à leur style très difficilement déterminable. Ce ne sont pas les maisons les plus réussies de l'Avenue, sans aucun doute !
A l'extrémité de la rue, on retrouve une tour sur le côté opposé à celle qui marque l'entrée sur la rue Saint-Gabriel. Il y a un jeu subtil de réponse entre les différents édifices tout au long de la rue. Dans cette maison la référence aux châteaux médiévaux est évidente par l'utilisation de l'ogive et de la tour ronde. Une nouvelle fois, l'ombre de Viollet n'est pas loin, alors que la présence d'un bow-window réintègre ce mini-château dans l'ensemble de la rue.
En remontant la rue sur l'autre côté, on tombe sur une grosse maison de style "notaire de province" qui surprend et amuse par sa simplicité bourgeoise.
Les deux maisons voisines avec leur superbe bow-window, montrent, à l'évidence, une influence de l'architecture anglaise.

Lille Saint-Maurice, Rue Saint-Gabriel

La rue Saint-Gabriel descend de la rue de Roubaix jusqu'à la rue Eugène Jacquet. On y trouve quelques édifices intéressants mais surtout une maison Art Nouveau tout a fait extraordinaire.
A l'angle de la rue Véronèse et de la rue Saint-Gabriel s'élève un immeuble typiquement Art Déco avec son toit en terrasse et ses oriels maçonnés.
En descendant la rue, quelques pas après le lycée Ozanam, s'élève une incroyable maison Art Nouveau, dont malheureusement je ne connais pas l'architecte. En tout cas, elle est très influencée par les modèles bruxellois. On admire aussi bien le travail sur la brique que les ornements qui entourent la porte d'entrée. Il serait indispensable de la restaurer, car elle montre d'évidents signes de décrépitude.
Face à l'embranchement de l'avenue des Lilas, on peut voir une autre belle maison Art Nouveau, moins originale sans doute, mais qui présente un superbe oriel en bois sur deux niveaux.
Au bout de la rue Saint-Gabriel, mais située sur la rue Eugène Jacquet, il reste encore la devanture d'un magasin datant de la même période. Profitons en encore un peu, car avec la vitesse de restructuration de ce quartier, elle n'a sans doute plus beaucoup de temps à survivre.

Lille Saint-Maurice, Rue Véronèse

La rue Véronèse permet de rejoindre la rue Saint-Gabriel depuis la rue Gounod. Si la rue Gounod était marquée par l'Art Nouveau et l'éclectisme, la rue Véronèse présente un certain nombre d'édifices Art Déco.
Depuis la rue Gounod, le premier bâtiment qui frappe est l'ancienne poste qui est devenue le siège d'une église protestante. Le pignon complexe et l'ornementation en béton en font un ouvrage fort de belle qualité.
Face à l'ancienne poste, un immeuble très influencé par les tendances modernistes d'un Mallet-Stevens (toit en terrasse, fenêtres en bandeau) est un témoignage intéressant.
La maison voisine est intéressante en ce qu'elle reprend le modèle des maisons de la rue Gounod (oriel, répartition des ouvertures) en l'adaptant au vocabulaire Art Déco. Les seuls ornements sont la demi colonne recouvert de grès émaillé vert à droite de la porte et la parement de briques dorées situé au dessus.
Toujours sur le même côté de la rue, on remarque un ptit immeuble de trois niveau avec son bow-window courant sur toute la hauteur. On a encore là une reprise simplifiée des modèles Art Nouveau.
Presque au bout de la rue Véronèse, une maison individuelle impressionne par la qualité de son architecture qui semble très influencée par la Sécession viennoise, et particulièrement Hoffmann, notamment dans le jeu des ouvertures du premier étage. On admirera aussi l'immense baie ornée d'un vitrail au dessin complexe.